* * * DAS NEUE LEBEN * * * (LA VITA NUOVA)

* * * DAS NEUE LEBEN * * * (LA VITA NUOVA)
Photo prise à Berlin le 1er septembre 2009.



Je me trouve actuellement à Berlin, où je me morfonds mortellement. Je suis venu avec ma mère pour la rentrée scolaire de mon fils dans une école française bilingue. Et bien qu'il soit encore en maternelle, tout s'est merveilleusement passé. Certes, c'est sa deuxième rentrée des classes dans cette école. J'observe à présent son évolution durant ces tout premiers jours de classe.

Ma mère et moi sommes arrivés le 28 août et nous logeons chez la maman de mon fils. J'ai déjà eu maintes occasions de parler d'elle dans différents articles de mon blog... Après sept ans de vie de couple, et ce bien que nous n'ayons jamais vécu ensemble, je m'aperçois que nous n'avons plus rien à nous dire. On dirait deux ordinateurs qui n'arrivent plus à se connecter ensemble. Pire encore : nous nous disputons pour tout et pour rien.

J'ai été extrêmement blessé par la mère de mon fils lorsque celle-ci m'a raconté, avec force détails, qu'elle m'a trompé l'année dernière, au mois de septembre. Or, c'est exactement l'époque à partir de laquelle elle a refusé d'avoir des relations sexuelles avec moi... Certes, je m'imaginais bien qu'elle n'était pas chaste lorsque je n'étais pas avec elle à Berlin. Mais entre l'imagination et l'aveu, il y a une petite différence qui offense énormément ! Un auteur anonyme anglais du 18ème siècle avait bien raison de noter « qu'un homme est sot de s'imaginer jouir seul d'une femme ! Car malgré tout ce qu'il pourra lui donner, elle ne perdra pas une occasion favorable pour baiser avec d'autres. » (Les Progrès d'une garce, 1734).

L'homme avec lequel elle m'a trompé s'appelle Martin, il a trente-sept ans et porte de longs cheveux blonds. La mère de mon enfant adore lécher sa peau « caramel », pour reprendre son expression, et caresser ses durs abdos uniquement visibles lors de l'accouplement adultère. En gros, elle me reproche d'avoir la peau trop blanche et de ne pas être assez musclé... Ce qui m'a le plus vexé durant trois bonnes journées c'est d'apprendre qu'elle l'a sucé alors qu'elle m'a toujours refusé cette faveur en sept ans ! Elle m'a privé de cette gâterie à moi, le père de son fils, mais pas à ce Mann-Hure, pas à ce premier connard venu ! Le plus ironique dans l'histoire c'est que « tailler une pipe » se dit en allemand « faire un français »... Et dire que moi, oui moi, je lui suis resté fidèle du début de notre relation, le 03 juillet 2002, jusqu'en juillet de cette année ! Je suis un vrai con. Un vrai de vrai. Heureusement pour moi, j'ai rencontré une fille extra qui se prénomme Fanta et avec laquelle je sors depuis bientôt deux mois. Et j'ai fait mieux que la mère de mon garçon ! Car non seulement Fanta a des formes très sexy, mais en plus de cela elle est Black : c'est bien mieux que d'avoir une simple peau « caramel », n'est-ce pas ? Tout de même ! En ce qui concerne la mère de mon enfant et sa tromperie, j'aurais préféré ne pas savoir. Au moins ne jamais connaître les détails. Elle a été bien cash de me déballer tout ça ! On ne devrait jamais blesser les gens avec ses histoires de coucheries.

Il y a tout de même un fait que je ne pourrais jamais supporter : que mon fils grandisse auprès d'un autre homme que moi. J'adore voir mon garçon durant ses vacances, lorsqu'il vient chez moi à Montpellier, mais quel juge a décidé qu'il devait habiter chez sa mère et non avec moi ? Aucun. Je souhaiterais obtenir la garde de mon enfant durant la moitié de l'année. Seulement vous connaissez le patriotisme grossier des Allemands ! Si je faisais un procès pour réclamer mes droits je perdrais à coup sûr. Je pourrais, éventuellement, trouver un accord à l'amiable avec sa mère. Je lui en ai parlé. Mais elle refuse catégoriquement et prend comme exemple ses chères copines adorées, qui se sont elles-mêmes approprié le droit de garde de leurs gamins : « Vois ! Les pères viennent prendre les gosses tous les week-ends ! », me dit-elle d'un air assuré. C'est oublier que les pères en question habitent à Berlin et moi à Montpellier, dans le Sud de la France ! Ainsi donc, parce que Ulf passe prendre son filston Ole alors que Manja, la mère, vient d'épouser Christian, moi, Louis, je devrais accepter ce même destin sans tenir compte de la distance qui nous sépare mon fils et moi ? Non, ça je ne le supporterais pas !



Moecha, notre Moecha, oui cette Moecha que Louis a tant aimée
Plus que nulle autre, sans détours, pendant sept ans tout entiers ;
Aujourd'hui, dans les rues sordides d'Ostkreutz et de Friedrichshain,
Enconne comme une pute les descendants de l'horrible Véléda.











Louis CAMPOS.






# Posté le samedi 05 septembre 2009 22:45

Modifié le samedi 05 septembre 2009 23:31

BABY BLUES

BABY BLUES
Photo prise à Montpellier le 19 août 2009.



La mère de mon fils est décidément très bizarre ! Elle m'a toujours poussé à bout de force et lorsque je n'en peux plus elle se plaît à me culpabiliser. Elle s'amuse à le faire souvent par rapport à notre fils, y compris parfois devant lui. Elle m'engueule même lorsque je souhaite rester seul et peinard pour un soir au lieu de sortir avec elle et ses copines ! En bref, elle fait de moi ce qu'elle veut mais sans jamais être satisfaite...Nos cinq dernières années de couple n'auront été faites que de reproches de sa part envers moi.

J'ai déjà eu l'occasion d'en parler brièvement avec une sympathique skynaute qui me faisait remarquer que tout cela est bien triste, mais que mon ex pouvait éventuellement changer. Je lui ai répondu par un commentaire, certes un peu trop direct, mais qui me provenait du fond du c½ur. En voici un extrait : « Je ne suis pas mécontent d'avoir laissé cette Nazi Soviétique (même si c'est moi qui me suis fait larguer), et ce bien que je ne sois pas encore arrivé à me débarrasser d'elle ! En effet, je retourne demain en Allemagne pour la rentrée des classes de notre fils et, pour mon malheur, je devrai me forcer à soutenir son visage putride vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant dix jours ! J'ai reçu son coup de téléphone ce matin : elle m'a déjà promis l'ENFER !!! Bon, je n'aurai pas le temps de tout te raconter, désolé, mais je crois que tu peux déjà t'imaginer ce qui m'attend...

Par ailleurs, je suis tout à fait contre ces clichés animalesques du "mâle" qui procure à sa famille tout ce qui est nourriture et confort et celui de la "femelle" qui éduque et protège sa progéniture. S'il existe des femmes assez primaires et stupides pour se contenter de mener la vie d'une guenon, je les laisse volontiers à d'autres "mâles" ! Car, heureusement, il y a des femmes humaines, intelligentes, et dignes de ce nom !

La seule chose que je peux te dire en attendant, c'est que la merde (pardon...) la mère de mon fils est trop bête et trop limitée pour faire un quelconque travail sur elle-même. Bien au contraire ! Ses copines auront toujours raison alors que moi j'ai toujours tort. Or, même si elle m'a largué, ce poison de femme est bien trop peste pour pouvoir se trouver une relation qui soit plus longue qu'une nuit, alors que moi je suis déjà avec une autre compagne ! Et dire que cette idiote de "Thälmann Pionierin" n'a cessé de me descendre pendant sept ans ! On voit aujourd'hui lequel de nous deux s'en sort le mieux...
»

Je pense que tout a commencé lorsqu'elle est tombée enceinte de notre fils. Il est vrai qu'au téléphone, poussé par la surprise et la peur de l'inconnu, mon premier réflexe a été celui de lui demander d'avorter. Heureusement que ma s½ur m'a tout de suite pris le combiné des mains pour la féliciter, ce qui a sauvé la mise pour quelques temps. J'étais vraiment terrorisé à l'idée de devenir père, moi qui n'ai pas eu de père. J'aurais tellement souhaité que la future maman me prépare et m'aide à devenir papa, et ce malgré la distance qui nous séparait déjà. Mais au lieu de cela elle me disait, toujours par téléphone, que les hommes ne sont que des boîtes à sperme.

Et puis, les mois passant, je me suis fait à l'idée de cette grossesse. Cependant j'étais toujours terrorisé. Un soir je me suis évanoui. Un voisin a appelé les pompiers, qui m'ont amené à l'hôpital Saint-Antoine, car j'habitais alors à Paris. Comme les médecins ne m'ont rien trouvé, ils m'ont présenté au psychiatre de l'hôpital. Après avoir discuté avec lui, il m'a informé que ça arrivait souvent aux hommes qui allaient devenir papas pour la première fois et qui n'y étaient pas psychologiquement préparés. Je suis allé voir ma copine enceinte à Berlin au mois de décembre 2003, mais elle se fichait complètement de moi et ne pensait qu'à elle et à sa grossesse. Visiblement, ma terreur face à l'inévitable inconnu semblait être pour elle un non-sens. Ou alors elle se foutait vraiment de moi et de ce que je pouvais éprouver...

Cette terreur que je ressentais a duré jusqu'au jour de l'accouchement, effectué le 20 mars 2004 à Berlin, à savoir lorsque j'ai enfin pu prendre connaissance, littéralement, de mon fils. À ce moment-là, toute mon angoisse a complètement disparu comme par enchantement ! Sa mère avait choisi de l'allaiter au sein. J'aurais tellement aimé que ma copine me fasse partager ce genre d'expérience, de sensation ; bref, qu'elle m'intègre en tant que père dans cette relation mère-enfant. Mais au lieu de cela, lorsque je m'insinuais et lui posais des questions sur ce qu'elle ressentait elle m'envoyait chier systématiquement. Ce n'est donc que peu à peu, et uniquement par mes propres moyens, sans aucune aide de la mère, que j'ai enfin établi ma propre relation avec mon fils, que je chéris aujourd'hui plus que tout ! :)










Louis CAMPOS.





# Posté le samedi 05 septembre 2009 22:28

Modifié le samedi 05 septembre 2009 23:32

DOUBLE JEU

DOUBLE JEU
Photo prise à Montpellier le 04 août 2009.



Je vous disais plus haut que la mère de mon fils est très bizarre et qu'elle m'engueule même lorsque je souhaite rester seul et peinard pour un soir au lieu de sortir avec elle et ses copines. Il faudrait que je précise ici qu'elle voue un culte à ses copines ! Souvent, comme vous allez le voir, j'ai même l'impression qu'elle ne pense qu'à travers ses copines ! Elle agit comme elles, suit leurs conseils à la lettre, ne vit que pour être vue et jugée par elles. J'ai souvent l'impression qu'elle n'a aucune personnalité et qu'elle est incapable de penser par soi-même. J'exagère peut-être... Toutefois, j'ai déjà noté que lorsque l'une de ses camarades de beuveries se rangeait momentanément, elle coupait les ponts avec elle pour suivre celles qui continuent à aller en boîte tous les week-ends, qui boivent de la bière, qui fument aussi bien des cigarettes que du haschisch, et qui vont même jusqu'à prendre de la cocaïne...

Bref ! L'autre jour elle m'a forcé à l'accompagner chez sa copine Julia. Il s'agit d'une musicienne un peu dépressive sur les bords, mais qui se croit plus intelligente que tout le monde et qui aime bien donner des ordres... en particulier à mon fils, ce qui m'énerve ! Voici deux ans que Julia est amoureuse d'un musicien anglais de trente-neuf ans, marié et drogué, qu'elle a rencontré à travers Myspace. Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée, mais elle est parvenue à le persuader de larguer sa femme, de vendre leur appartement et de prendre un studio dans lequel Julia ira habiter avec lui, et ce dès le mois de novembre ! O.K. Ça c'était pour vous présenter la fille, comme qui dirait : voici le topo.

Julia et la mère de mon gosse, déjà bien bourrées, se sont assises sur la vieille moquette désormais brunâtre pour finir leur Beck's et fumer des joints. Elles ne parlaient plus qu'en allemand. Or, comme je ne bois pas, ne fume pas, ne me drogue pas, que mon allemand est assez restreint et que de surcroît j'avais été emmené de force, j'ai décidé de pourrir la soirée de ces deux filles afin de me faire chasser des lieux le plus rapidement possible. C'est ainsi que je me suis assis sur le divan, devant lequel se trouvait un grand clavier électronique, et que j'ai commencé à en jouer n'importe comment afin de bien foutre ma pharsale.

Après avoir trouvé un rythme du genre soirée de camping, je me suis mis à chanter les paroles les plus niaises qu'on n'ait jamais entendues à Berlin depuis la chute du Mur ! "Everybody on the floor ! Don't stay near of the door ! Everybody on the floor and let's dance, dance, dance ! Now let's dance, dance, dance ! Yeah, let's dance, dance, dance ! Hey, you people ! Now get up and dance, dance, dance !..." Comme les filles étaient complètement défoncées et s'enfonçaient de plus en plus dans des conversations à deux balles mais qu'elles croyaient philosophiques, j'ai monté le volume d'un cran : "Everybody on the floor ! Don't stay near of the door ! Now you have to make a pair ! And if you can't find a partner use a wooden chair ! So let's dance, dance, dance !..."

Julia m'a enfin fait remarquer que je jouais un peu trop fort, mais sans plus. Je ne l'intéressais visiblement pas assez pour me rendre insupportable. Or, comme elle déménage bientôt pour partir chez son chéri en Angleterre, elle a décidé de se débarrasser de certaines de ses affaires en les donnant à des copines ou à leurs enfants. C'est ainsi que Julia et la mère de mon garçon se sont mises à construire un vieux lit en fer, que Julia n'avait pas utilisé depuis deux ans, afin de le tester avant de le donner à la p'tite Cosima. Si vous connaissez mon côté provocateur, vous pouvez vous imaginer que je n'ai pas raté une telle occasion pour taquiner les deux gonzesses ! J'ai sorti, d'un air faussement enjoué : "Hé les filles ! Et si on se faisait une orgie à trois, cette nuit ?" La mère de mon fils, qui finalement me connaît tout de même un peu, a légèrement ri de ma plaisanterie. Ça n'a pas du tout été le cas de Julia qui, d'un air mécontent, m'a lancé un "Non !" trop sérieusement catégorique. Je venais enfin de l'exaspérer. Puis, lorsque les deux filles sont parties à la cuisine chercher d'autres bouteilles de bière (car il est bon de se rafraîchir après l'effort...), je me suis affalé sur ce fichu lit. Et lorsqu'elles sont revenues dans la chambre, Julia a enfin explosé ! "Non, mais pour qui te prends-tu ? Tu n'as vraiment aucune éducation ! Tu es pire qu'égoïste ! Dire que tu as dix ans de plus que moi et que tu te comportes comme un véritable gamin ! Tu me donnes envie de ne plus jamais t'inviter chez moi ! Désolé de te parler de cette façon, mais c'est vrai ! Voici des années que je me fatigue à te modeler pour que tu deviennes quelqu'un de normal (sic !...) , mais décidément je vois qu'il n'y a rien à faire ! Allez, ouste, dehors tous les deux !"

Comme d'habitude, la mère de mon gosse ponctuait chacune des phrases de sa copine par "Ouais !... Ouais !... Ouais !...", car, je vous l'ai dit, elle n'a aucune personnalité et acquiesce à tout ce que disent et font ses amies... Mais bon ! Non seulement je venais enfin de sortir de cet enfer, mais en plus on m'avait promis de ne plus m'y inviter. Et les caprices que pouvait désormais me faire la mère de mon fils n'y changeraient plus rien. Intérieurement j'exaltais de joie, car il n'est rien de plus délicieux dans la vie que de réussir enfin à se débarrasser des emmerdeurs et autres donneurs de leçons qui vous ont pourri la vie pendant plusieurs années. N'empêche ! Julia qui me traite d'égoïste, elle qui a perverti un homme marié et qui l'a persuadé de vendre l'appartement conjugal afin de s'installer avec lui ! J'en rigole encore...

Chose curieuse, pour terminer : lorsque les deux filles se sont reparlées au téléphone, elles se sont confiées que ma stupide chanson de camping leur a trotté dans la tête durant toute la soirée ! Fichtre ! Je devrais faire plus souvent dans l'horreur !










Louis CAMPOS.






# Posté le samedi 05 septembre 2009 22:09

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 14:35

DE VITA ET MORIBVS GERMANORVM

DE VITA ET MORIBVS GERMANORVM
Photo prise à Montpellier le 19 août 2009.




Allons ! J'ai beau râler contre Berlin et ses habitants, j'ai tout de même sympathisé avec certaines personnes géniales ! Je pense notamment à Zombi et à sa femme, les parents de Damian. Ce sont des gothiques. Zombi a été routier pendant plusieurs années et connaît toute l'Europe, excepté la Roumanie et la Russie. Et il s'y connaît en femmes ! Selon lui les plus belles sont les Hongroises et les plus laides sont les Belges (allez savoir pourquoi...) Il trouve également que les Françaises sont mal habillées et qu'en Espagne, en dehors des zones côtières, les nanas sont grosses et moustachues. Par contre, il m'a confié que les pays dans lesquels on s'amuse le plus sont l'Espagne et le Portugal. J'avais déjà remarqué, en effet, la similarité des m½urs festifs des Allemands de l'Est et des Espagnols !

Comme nous parlions de femmes, le sujet de notre conversation en est vite venu aux relations extraconjugales. Il était évident que Zombi discourait trop assurément sur la gent féminine pour ne pas la bien connaître ! Or, son épouse était présente ce soir-là à notre barbecue. Et lorsque Zombi a compris que je l'avais gaulé, il a commencé à paniquer et a dit : "Ah, mais moi je n'ai jamais trompé ma femme !". Sauf que moi j'avais encore en tête le cocuage que m'avait fait subir la mère de mon enfant. Ainsi je rétorquais : "Tout le monde a trompé son compagnon ou sa compagne". J'ai vu Zombi pâlir un instant, jetant des coups d'½il furtifs vers sa femme pour voir si celle-ci écoutait notre conversation, puis il a changé complètement de sujet.

Après ce barbecue improvisé, la mère de mon fils et moi sommes allés chez ce couple bien sympathique et, pour ainsi dire, tout à fait commun en matière de m½urs. En ce moment Zombi est au chômage. Mais il fait de temps en temps le D.J. dans des boîtes gothiques. Il m'a fait écouter de vieux morceaux datant de la R.D.A., et il est vrai que certains groupes de l'époque peuvent sans peine être joués aujourd'hui dans les boîtes goths et très bien passer, y compris auprès d'une jeunesse qui n'a jamais connu ce pays-là. Il m'a notamment fait découvrir la chanson Am Fenster, du groupe City, enregistrée en 1977. Et puis bien d'autres morceaux encore... Nous y sommes restés jusqu'à l'aube et j'ai promis à Zombi de repasser chez lui avec mes CD, histoire de lui faire redécouvrir le bon vieux rock'n'roll américain dont je suis fan. Ce fut une très belle nuit. Pour une fois !










Louis CAMPOS.





# Posté le samedi 05 septembre 2009 21:27

Modifié le samedi 05 septembre 2009 23:48

FRÖCHE ESSEN ?

FRÖCHE ESSEN ?
Photo prise à Berlin le 05 septembre 2009.



Cette année les horaires de l'École Française de Berlin ont été légèrement modifiés. Mais vous savez combien les enfants s'habituent très vite aux nouveautés ! Toutefois, ce qui dérange le plus mes aptitudes personnelles en tant que père, c'est le temps maussade qui règne sur Berlin et la pluie infâme qui y ruisselle en ce début de septembre ! On se croirait au mois de novembre en pleine fête des morts. C'est triste pour une fin d'été, non ? Alors moi qui viens de Montpellier, où il faisait 35°C il y a une semaine encore, vous imaginez la gueule que je tire tous les matins !

Néanmoins, ce temps exécrable a excité les petites grenouilles à venir habiter les recoins verdoyants des alentours de l'école. Il faut signaler ici qu'une rivière coule tout juste à côté. Or, vous connaissez tous la curiosité innée des enfants. C'est ainsi que mon fils, tout comme bien d'autres drôles de son âge, s'est entêté à attraper ces rainettes pour les amener à la maison. J'avoue que c'était bien la première fois que j'avais l'occasion de voir sauter et de toucher des grenouilles, ce qui m'a incité à participer à l'exaltation des bambins. C'est ainsi que, contre l'avis de la mère de mon fils, nous nous sommes emparés, lui et moi, de ces petits reptiles marrants et les avons adoptés !

Nous nous étions mis en route, et mon garçon, collé sur la selle de son BMX, qu'il adore plus que tout, ne cessait de répéter à qui voulait l'entendre que nous avions attrapé sept grenouilles et que nous allions leur donner à manger. C'est alors que moi, pour le taquiner, je lui ai dit en français : "Non, tu as mal compris ! Les grenouilles c'est nous qui allons les manger ! Tu as déjà goûté des cuisses de grenouille ?" Comme j'avais dit cela sur un ton très sérieux, mon fils l'a pris au pied de la lettre, a foncé sur son vélo, et lorsqu'il est arrivé au bout de la rue il s'est retourné en boudant. Il était tellement mignon ! J'ai dû m'excuser en riant, lui affirmant mille fois qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie ! Il est vraiment tout mignon quand il fait sa tête !

Une fois arrivés à la maison, sa mère nous a fait attendre dans le patio, dans lequel elle comptait bricoler un terrarium avec les restes de l'un de ses anciens aquariums. Tous les gosses de l'immeuble sont alors descendus contempler les rainettes ! Il y avait Leo, Moritz, Yusuf, Kaspar, et bien d'autres que je ne connaissais pas. Tous se sont mis en tête de jouer à faire sauter les petites grenouilles, à les faire nager dans l'eau (je vous rappelle qu'il venait de pleuvoir), et l'un d'entre eux se préparait même à en écraser une si je n'étais pas intervenu à temps. Puis la mère de mon fils est redescendue avec le vieil aquarium rectangulaire que nous avons tous rempli de terre et de mousse. Nous y avons placé les sept grenouilles et sommes montés dans notre logis.

Une grande angoisse commençait toutefois à planer sur nos esprits : qu'allions-nous donner à manger aux grenouilles ? La mère de mon garçon me dit qu'elles se nourrissent d'insectes et tout spécialement de mouches. À Montpellier, certes, en septembre on voit encore voler les mouches. Mais à Berlin et par ce temps ! À part quelques guêpes, je ne voyais pas trop... C'est alors que ma mère, par simple curiosité, s'est approchée du terrarium et nous a dit : "Mmmmm... C'est curieux, ces grenouilles ne sont pas vertes ! Je dirais plutôt que ce sont des crapauds !"










Louis CAMPOS.





# Posté le samedi 05 septembre 2009 21:16

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 08:52